MOTOCULTOR 2026, Day 2 : le Sahara de Kerampuilh
Trente groupes, quatre scènes, quatorze
heures de musique et le premier vrai casse-tête de l’édition. Emperor et
Paradise Lost au même créneau, Alcest et Darkened Nocturn Slaughtercult
en même temps à minuit quinze : quelqu’un, à la programmation, a
manifestement décidé que nous devions souffrir.
Bonne nouvelle malgré tout, c’est aussi la journée la plus riche en découvertes de l’affiche.
Côté thermomètre, on respire un peu.
L’épisode de très forte chaleur a commencé à se replier vers le sud et
l’est du pays, la Bretagne s’est extraite du pire, et la zone de Carhaix
a même retrouvé des valeurs civilisées.
Le mot important reste « un peu » : à Kerampuilh, on est resté en plein
soleil du début à la fin de l’après-midi, sans un nuage pour faire
diversion, et la poussière n’a pas attendu treize heures pour reprendre
possession du site.
Le résultat se lisait sur les visages
dès le début de journée. Un public déjà entamé, des démarches ralenties,
des files interminables aux points d’eau, et cette impression
collective d’avoir quarante-huit heures dans les jambes alors que le
festival en est à son deuxième jour.
Heureusement, il reste toujours quelques énergumènes, sur scène comme
dans la fosse, pour rappeler à tout le monde qu’on n’est pas venus se
reposer. L’ambiance Sahara a tenu bon, et le nuage ocre avec elle.
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